Résilience

Traverser une épreuve et s'en relever


La résilience désigne la capacité à traverser une épreuve et à s'en relever, en poursuivant un développement différent plutôt qu'un retour à l'identique. Le terme vient de la physique, où il désigne la résistance d'un matériau aux chocs. En psychologie, c'est la chercheuse américaine Emmy Werner qui a mené le premier travail scientifique sur le sujet : à partir de 1954, elle a suivi pendant plus de trente ans une cohorte d'enfants grandissant dans des conditions difficiles, et a montré qu'une partie d'entre eux menaient malgré tout une vie épanouie, grâce à des facteurs de protection. En France, c'est le neuropsychiatre Boris Cyrulnik qui a popularisé le concept à la fin des années 1990, en l'appliquant au trauma.

L'auto-compassion, un appui possible

L'auto-compassion, étudiée par la chercheuse Kristin Neff, est un appui possible pour la résilience. Elle repose sur trois piliers : la pleine conscience de ce qu'on vit, le sentiment d'humanité commune (ne pas se sentir seul·e à traverser cela), et la bienveillance envers soi-même plutôt que l'auto-jugement.

Faire surface avant de faire face

Avant de chercher à résoudre ou à avancer, il est souvent nécessaire de prendre le temps de ressentir et de reconnaître ce qui se joue. Faire surface avant de faire face.

Un détour utile : s'adresser à soi comme à un·e ami·e

Quand la bienveillance directe envers soi-même ne prend pas, un détour aide souvent : se demander ce qu'on dirait à un·e ami·e qui vivrait la même chose, puis se l'adresser à soi.

Mon accompagnement

Je suis intégrative : j'accompagne la résilience en combinant plusieurs approches, notamment la LI-ICV, la tolérance émotionnelle et l'auto-compassion, selon ce qui convient à chaque personne.

Ce que dit la recherche

Une méta-analyse d'essais randomisés (Ferrari et al., 2019) montre que les interventions d'auto-compassion produisent des effets significatifs sur plusieurs indicateurs : dépression (g = 0,66), anxiété (g = 0,57), stress (g = 0,67), et rumination (g = 1,37, un effet fort).

Sources : Ferrari et al. (2019), méta-analyse — PDF, self-compassion.org.

Questions fréquentes

  • Faut-il être fort·e pour être résilient·e ?

    Non : la résilience ne consiste pas à ne pas ressentir la difficulté, mais à trouver, avec le temps et parfois avec de l'aide, une façon de continuer à se développer après l'avoir traversée.

Consultation : 1 h, 70 €, en visioconférence.

Réserver en ligne